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Concours

Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 20:32

Cette année le cinéma Bonne Garde organise une rétrospective Pierre Carles du 13 au 17 Avril 2010. Le réalisateur sera présent les jeudi 14 et vendredi 15 Avril.

 

Au programme, 2 films inédits sont prévus "Guérilla française" ainsi que la version longue de "Fin de concession".

 

Voici le programme du 13 au 17 Avril 2011 téléchargeable en cliquant sur ce lien.

Par cinebonnegarde - Publié dans : soirées débat
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 11:28

Ciné-Débat: " La crise de l'agriculture productiviste"


20H00 projection du documentaire d'Agnès Fouilleux: "Small is Beautiful"

Des agriculteurs "Bio" nous alerteront sur le " Bio intensif  - Bio mondialisé -  Bio business"

JEUDI 31 Mars à 20h au c
inéma Bonne Garde à Nantessmall_is_beautiful_amap.jpg

Par cinebonnegarde
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 10:02
Le vendredi 28 janvier à 20H, le cinéma Bonne Garde et le Centre Culturel Franco Italien (CCFI) organise une soirée débat autour du film "Draquila l'Italie qui tremble" afin de comprendre le système mis en place par Silvio Berlusconi en Italie.

Le documentaire Draquila, l'Italie qui tremble  , dont le titre est un calembour sur le nom de la ville dévastée et celui d'un célèbre comte roumain, nous explique comment Silvio Berlusconi gère désormais une grande partie des affaires publiques italiennes à l'abri des contrôles parlementaire et judiciaire, en déléguant le pouvoir à une organisation dont le nom inspire confiance, la Protection civile.


Le débat sera animé par Anna Collucia et Patrick Botefangea du CCFI

 

Retrouvez notre programmation sur : http://cinebg.free.fr


  • Autre rendez-vous : samedi 29 janvier de 10h à 17h au bar du cinéma : vente d’affiches de films

 

  

Pour plus d'infos :

ccfi-nantes@wanadoo.fr

 02 40 35 83 20


 draquila
Pour en savoir plus sur le film :
 
Après "Viva Zapatero" en 2005, ce nouveau documentaire de Sabina Guzzanti enquête sous les décombres du tremblement de terre de l’Aquila du 6 avril 2009 pour essayer de répondre à plusieurs questions : "Pourquoi les Italiens votent pour Berlusconi ?". Pourquoi les habitants de l’Aquila, peuple montagnard et fier, ont-ils échangé ce qu’ils avaient de plus précieux, leur communauté, une ville dynamique pleine d’étudiants, d’oeuvres d’art, contre un petit appartement meublé par Berlusconi dans des cités dortoirs ? Pourquoi ont-ils cru la propagande de la télévision plutôt que ce qu’ils avaient sous les yeux? Et comment se fait-il que les autres aient été aussi rapides, aussi fourbes ?
 
Critique Télérama Novembre 2010 : "La démocratie, ce n'est plus tout à fait ça, en ce moment, en France ? Regardez donc de l'autre côté des Alpes. Le 6 avril 2009, un tremblement de terre frappe L'Aquila, dans les Abruzzes. Plus de trois cents victimes. Silvio Berlusconi saisit illico l'occasion de restaurer son image, brouillée par d'innombrables scandales sexuels et judiciaires. Il multiplie les visites sur place, fait construire en un temps record de quoi reloger les réfugiés, s'impose partout - et surtout dans les ­médias qu'il possède - comme le sauveur du peuple italien. Sa cote regrimpe dans les sondages... La satiriste Sabina Guzzanti soupçonne que la réalité est un peu différente. Son premier documentaire, Viva Zapatero, en 2005, sur la « berlusconisation » forcée des médias du pays, avait révélé une Michael Moore italienne. Comparaison injuste physiquement, mais pas absurde sur le fond : la belle Sabina fait de l'agit-prop à la première personne, spectaculaire et humoristique. Mais ce qu'elle trouve à L'Aquila est si énorme qu'on la sent presque tenue de se mettre en retrait. Ici rarement à l'image, métamorphosée en féroce journaliste d'investigation, elle découvre que l'action du président du Conseil n'est qu'une vaste opération de com, ne touchant qu'une minorité de sinistrés. Et que l'organisme qui la met en oeuvre - la Protection civile, en charge des « situations d'urgence » -, non content de détourner l'argent public, a installé sur place une ­minidictature, avec couvre-feu et règles d'hygiène. Terrifiant...

Sabina Guzzanti fait évidemment le procès d'un régime. Si improbable, si ubuesque qu'il prête à rire, au gré, entre autres, des vulgarités à répétition du chef du gouvernement. C'est souvent avec humour, un humour lucidement désespéré, que Draquila décrit les entorses répétées à la démocratie, peut-être irréversibles, que subit l'Italie depuis vingt-cinq ans. Mais les plans les plus marquants de ce film brûlot sont ceux des victimes du tremblement de terre, hurlant leur douleur. Des écoutes téléphoniques ont montré que, la nuit du séisme, des sbires berlusconiens riaient d'avance en imaginant le profit à tirer de la reconstruction. « Nous, on ne riait pas », crient les survivants qui manifestent. Et, cette fois, le spectateur lui-même est glacé d'effroi..."

Par cinebonnegarde
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 22:27

L'équipe du cinéma Bonne-Garde vous souhaite une bonne et heureuse année 2011

Vous pouvez retrouver notre programmation sur http://cinebg.free.fr


Parmi les prochains rendez-vous :

  • Mercredi 12 janvier 20H : film-débat autour de « Inside job » sur la crise financière en présence de M. Lazuech Socio-économiste à l’Université de Nantes. Entrée 4,50 Euros
  • Vendredi 28 janvier 20H : film-débat autour de "Draquila l'Italie qui tremble" sur l’Italie de Berlusconi en partenariat avec le Centre Culturel Franco Italien de Nantes. Entrée 4,50 Euros
  • Samedi 29 janvier de 10h à 17h au bar du cinéma : vente d’affiches de films

 

«Inside Job», les effets spécieux de la finance

Critique de Grégoire Biseau (Libération)

Le documentaire de l’Américain Charles Ferguson revient sur la crise qui a ébranlé la planète, en pointant les responsabilités de Wall Street.

Si on doit juger de la qualité d’un film à l’état dans lequel il nous met, alors Inside Job est un chef-d’œuvre. En tout cas d’efficacité. Après deux heures de décorticage de ce qui a constitué la plus grave crise financière depuis la Grande Dépression des années 30, le spectateur moyen ne peut pas échapper à l’envie irrésistible de pendre par les pieds, avec plumes et goudron, tout ce qui ressemble à un banquier de Wall Street, un professeur de finance à Harvard ou un conseiller économique du président américain, républicain comme démocrate. Il n’est pas impossible non plus d’être saisi par le découragement. Puisqu’il ne fait guère de doute que rien, ou si peu, n’a changé dans le fonctionnement de la finance mondialisée (lire ci-contre)… Et ce, malgré les sermons mondialisés des derniers G20.

 

Pédagogique. Presque un an après la sortie de Capitalism : A Love Story, le film de Michael Moore, Inside Jobest une indispensable piqûre de rappel pour ne surtout pas oublier cette édifiante histoire des subprimes. Autant Capitalism était un pamphlet drôle et subversif qui assumait de ne rien comprendre aux subtilités de la finance moderne, autant Inside Job revendique une rigueur journalistique et une vocation pédagogique. L’auteur, Charles Ferguson, ne recule devant aucune difficulté, comme par exemple expliquer ce que peuvent bien recouvrir ces mots barbares de CDS (credit default swap), CDO (collaterized debt obligation) ou ventes à découvert… qui ont été popularisés par la crise. Malgré ce louable effort, il peut néanmoins arriver au spectateur néophyte de perdre un peu le fil. C’est la grande force et à la fois la (petite) faiblesse du film : grâce à un montage très serré d’une trentaine d’intervenants, tout va très vite. Et parfois trop. Par exemple, le film ne fait qu’évoquer en quelques secondes la décision, pourtant décisive, du Trésor américain de ne pas sauver de la faillite la banque d’affaires Lehman Brothers.

Mais Fergusson donne la possibilité à chacun de remonter dans le train de son film grâce à des témoignages percutants. Et très souvent édifiants sur la mauvaise foi des principaux accusés. Si Inside Job ne révèle pas d’éléments nouveaux dans le déroulé de la crise, plusieurs séquences méritent à elles seules le détour. Au choix, on retiendra : les bégaiements embarrassés (et donc désopilants) de Frederic Mishkin, professeur d’économie à la Columbia Business School et, surtout, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale entre 2006 et 2008 ; le cynisme imperturbable de Scott Talbott, lobbyiste en chef des banques américaines, et la réaction de Glenn Hubbard, conseiller économique dans l’administration Bush et actuel doyen de la Columbia University Business School, qui décide de couper court à l’entretien au moment où le journaliste évoque ses conflits d’intérêts d’universitaire.

Pincettes. Si la morale du film apparaît imparable (cette crise est le résultat d’une politique de dérégulation menée depuis vingt ans et assumée par républicains et démocrates, tous sous l’influence du lobby de Wall Street), la conclusion est à prendre avec des pincettes. L’auteur laisse entendre que la réponse de l’Europe en matière de régulation a été bien plus vigoureuse que celle des Etats-Unis. On aimerait le croire. La réalité est un peu différente. Si l’Europe a en effet été en pointe sur les questions de bonus et de taxe bancaire, Obama a lui tenté (et partiellement réussi) de séparer au sein des banques les activités de spéculation de celle de dépôts. Sujet totalement tabou en Europe.

"Draquila, l'Italie qui tremble" : vive Sabina, à bas Silvio

Critique du Monde du 3 Novembre 2010

Une séquence de ce brûlot numérique montre Sabina Guzzanti déguisée en Cavaliere, faisant le clown devant les réfugiés de L'Aquila, la ville des Abruzzes détruite par un tremblement de terre, le 6 avril 2009. Ce mimétisme n'est pas seulement de façade, Sabina Guzzanti vient de la télévision italienne et en utilise les armes pour dénoncer le mode de gouvernement de Silvio Berlusconi et de ses associés, qui ont eux-mêmes assis leur pouvoir sur la télévision. Si bien que Draquila a les qualités divertissantes et les défauts exaspérants d'une émission de télévision italienne. Tout est sacrifié à l'effet immédiat, les séquences sont ultra-courtes, les intervenants mis au service non seulement de la thèse politique (c'est déjà gênant), mais du gag (c'est carrément répréhensible).

Cet appareillage parviendrait presque à affaiblir le travail de Sabina Guzzanti, histrion mais aussi journaliste. Or, au centre de ce film, dont le titre est un calembour approximatif sur le nom de la ville dévastée et celui d'un célèbre comte roumain, on trouve une démonstration effrayante.

Draquila, l'Italie qui tremble explique comment Silvio Berlusconi gère désormais une grande partie des affaires publiques italiennes à l'abri des contrôles parlementaire et judiciaire, en déléguant le pouvoir à une organisation dont le nom inspire confiance, la Protection civile. Dirigée par un proche du premier ministre,Guido Bertolaso, la Protection civile est désormais chargée de gérer les situations de catastrophes mais également les "événements exceptionnels", désignation qui recouvre aussi bien les voyages papaux que les compétitions sportives internationales. Ces "événements" ne relèvent plus du droit commun et sont soumis au fait du prince et son séide.

La démonstration de Sabina Guzzanti est circonstanciée, et lorsqu'elle s'y tient, Draquila relève du journalisme d'investigation, dans la meilleure acception du terme.

Mais les habitants de L'Aquila ont été victimes d'une vraie catastrophe naturelle. Certains ont été relogés dans des immeubles construits en moins d'un an. Le film montre les relogés installés dans des appartements tout neufs, s'extasiant sur la vaisselle, les produits ménagers, mis à leur disposition par Bertolaso et Berlusconi.

Le ton est moqueur, le soulagement des relogés à l'idée d'avoir échappé aux habitations de fortune dont ont dû se contenter les victimes d'autres séismes est balayé d'un revers de montage.

Cette désinvolture ne jette pas tant le doute sur la démonstration journalistique (Guido Bertolaso est désormais soupçonné de corruption dans le processus de reconstruction), qu'un malaise diffus sur une entreprise militante qui vire à la célébration de son auteur, omniprésente à l'image, comme son confrère américain Michael Moore.

Par cinebonnegarde - Publié dans : soirées débat
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 21:44

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  • Mercredi 12 janvier 20H : film-débat autour de « Inside job » sur la crise financière en présence de M. Lazuech Socio-économiste à l’Université de Nantes. Entrée 4,50 Euros
  • Vendredi 28 janvier 20H : film-débat autour de "Draquila l'Italie qui tremble" sur l’Italie de Berlusconi en partenariat avec le Centre Culturel Franco Italien de Nantes. Entrée 4,50 Euros
  • Samedi 29 janvier de 10h à 17h au bar du cinéma : vente d’affiches 

 

Par cinebonnegarde
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