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Concours

Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 10:02
Le vendredi 28 janvier à 20H, le cinéma Bonne Garde et le Centre Culturel Franco Italien (CCFI) organise une soirée débat autour du film "Draquila l'Italie qui tremble" afin de comprendre le système mis en place par Silvio Berlusconi en Italie.

Le documentaire Draquila, l'Italie qui tremble  , dont le titre est un calembour sur le nom de la ville dévastée et celui d'un célèbre comte roumain, nous explique comment Silvio Berlusconi gère désormais une grande partie des affaires publiques italiennes à l'abri des contrôles parlementaire et judiciaire, en déléguant le pouvoir à une organisation dont le nom inspire confiance, la Protection civile.


Le débat sera animé par Anna Collucia et Patrick Botefangea du CCFI

 

Retrouvez notre programmation sur : http://cinebg.free.fr


  • Autre rendez-vous : samedi 29 janvier de 10h à 17h au bar du cinéma : vente d’affiches de films

 

  

Pour plus d'infos :

ccfi-nantes@wanadoo.fr

 02 40 35 83 20


 draquila
Pour en savoir plus sur le film :
 
Après "Viva Zapatero" en 2005, ce nouveau documentaire de Sabina Guzzanti enquête sous les décombres du tremblement de terre de l’Aquila du 6 avril 2009 pour essayer de répondre à plusieurs questions : "Pourquoi les Italiens votent pour Berlusconi ?". Pourquoi les habitants de l’Aquila, peuple montagnard et fier, ont-ils échangé ce qu’ils avaient de plus précieux, leur communauté, une ville dynamique pleine d’étudiants, d’oeuvres d’art, contre un petit appartement meublé par Berlusconi dans des cités dortoirs ? Pourquoi ont-ils cru la propagande de la télévision plutôt que ce qu’ils avaient sous les yeux? Et comment se fait-il que les autres aient été aussi rapides, aussi fourbes ?
 
Critique Télérama Novembre 2010 : "La démocratie, ce n'est plus tout à fait ça, en ce moment, en France ? Regardez donc de l'autre côté des Alpes. Le 6 avril 2009, un tremblement de terre frappe L'Aquila, dans les Abruzzes. Plus de trois cents victimes. Silvio Berlusconi saisit illico l'occasion de restaurer son image, brouillée par d'innombrables scandales sexuels et judiciaires. Il multiplie les visites sur place, fait construire en un temps record de quoi reloger les réfugiés, s'impose partout - et surtout dans les ­médias qu'il possède - comme le sauveur du peuple italien. Sa cote regrimpe dans les sondages... La satiriste Sabina Guzzanti soupçonne que la réalité est un peu différente. Son premier documentaire, Viva Zapatero, en 2005, sur la « berlusconisation » forcée des médias du pays, avait révélé une Michael Moore italienne. Comparaison injuste physiquement, mais pas absurde sur le fond : la belle Sabina fait de l'agit-prop à la première personne, spectaculaire et humoristique. Mais ce qu'elle trouve à L'Aquila est si énorme qu'on la sent presque tenue de se mettre en retrait. Ici rarement à l'image, métamorphosée en féroce journaliste d'investigation, elle découvre que l'action du président du Conseil n'est qu'une vaste opération de com, ne touchant qu'une minorité de sinistrés. Et que l'organisme qui la met en oeuvre - la Protection civile, en charge des « situations d'urgence » -, non content de détourner l'argent public, a installé sur place une ­minidictature, avec couvre-feu et règles d'hygiène. Terrifiant...

Sabina Guzzanti fait évidemment le procès d'un régime. Si improbable, si ubuesque qu'il prête à rire, au gré, entre autres, des vulgarités à répétition du chef du gouvernement. C'est souvent avec humour, un humour lucidement désespéré, que Draquila décrit les entorses répétées à la démocratie, peut-être irréversibles, que subit l'Italie depuis vingt-cinq ans. Mais les plans les plus marquants de ce film brûlot sont ceux des victimes du tremblement de terre, hurlant leur douleur. Des écoutes téléphoniques ont montré que, la nuit du séisme, des sbires berlusconiens riaient d'avance en imaginant le profit à tirer de la reconstruction. « Nous, on ne riait pas », crient les survivants qui manifestent. Et, cette fois, le spectateur lui-même est glacé d'effroi..."

Par cinebonnegarde
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